Situé dans une vallée entourée de vertes collines et d'un grand parc national, Caracas, capitale du Venezuela, 950 m d'altitude, est la ville du printemps permanent.
C'est aussi une mégalopole de contrastes car l'Est, populeux, est une succession de bidonvilles appelés barrios. Tandis que l'Ouest, très chic, abrite une infime minorité de riches, habitant des logements somptueux transformés en citadelles.
En fait, c'est le Venezuela tout entier qui est coupé en deux. D'un côté les Rouges ou partisans du charismatique président Hugo Rafaël Chavez Frias, de l'autre les Bleus, ceux de l'opposition. Ces deux camps n'ont de cesse de s'affronterEt il est difficile de parcourir le pays sans assister à des prises de position violentes, sans entendre les critiques de la classe nantie contre la révolution socialiste bolivarienne. L'argumentation est bien rodée chez les deux protagonistes.
De Puerto Ayacucho à Ciudad Bolivar il y a 728 km que nous avons parcourus en 12 heures, dans un bus fatigué, bruyant, sur un chemin malaisé, monotone, désert et de tous les côtés au soleil exposé.
Après trois jours de détente à Ciudad Bolivar au sud de l'Orénoque, dans une charmante posada, j'ai continué pour Puerto La Cruz (4 heures) d'où partent les ferries pour Isla Margarita, située au nord-est du continent.
Les plagesy sont très belles. J' ai beaucoup aimé Playa El Agua et Juangriego.
L'île d'une superficie de 1040 km2 est le temple du shopping.
Après la visite du vieux port fluvial de San Fernando de Apure,une journée de bus conduit à Puerto Ayacucho, capitale de l'état d'Amazonie vénézuélienne. Cinq principales ethnies habitent l'Estado Amazonas : les Piaroa, les Guahiba, les Yanomani, les Arawak et les Yekwana. Lemarché artisanal de la Plaza de los Indios accueille leurs produits.
Les Llanos ou Far West vénézuélien sont de vastes étendues de plaines où l'on trouve une grande diversité d'oiseaux et d'animaux.
Une agence de voyage de Mérida nous propose l'hébergement pour 3 nuits dans un hato,ranch écotouristique des Llanos d'où l'on participe à des safaris.
Nous voilà partis dans ces immenses savanes couvrant 30% du territoire vénézuélien. Tantôt en 4x4, tantôt en barque à moteur, tantôt à cheval, nous rencontrons des Llaneros bien entendu mais aussi des anacondas, pouvant atteindre 8 ou 9 m de long, des ibis noirs et rouges, des cara cara, des aigrettes blanches, des caïmans, des dauphins d'eau douce, des piranhas, des troupeaux de capybaras, le plus gros rongeur au monde.
Et en soirée, le gaucho, coiffé d'un chapeau de cow-boy,chemise à carreaux et couteau à la ceinture, réunit toute la famille sous un grand manguier pour manger de la viande grillée (asado), réciter des histoires, danser et écouter le joropo ou musicallanera en sirotant la bière du pays. Ce chant des plaines du Venezuela est populaire et captivant.
Alors que Maracaibo est la ville la plus chaude du Venezuela, Merida, située en altitude, offre un climat apaisant.
Notre posada domine le parc Les Heroinas et par temps clair on a une vue sur la Sierra Nevada et les plus hauts sommets du Venezuela, le Pico Bolivar et le Pico Humboldt.
Merida est une destination charmante et une ville de fêtes. Mon séjour a coïncidé avec la Feria del Sol, la plus grande réjouissance annuelle. Musique, danse, tango, corridas, défilés de chars et concours de beauté ont émaillé la semaine.
A partir de Santa Marta sur la côte caribéenne de Colombie, passage de la frontière et de la douaneen bus international - ce qui n'enlève rien au stress - et arrivée à Maracaibo (Venezuela) après 8 heures de trajet.
Capitale de l'état de Zulia, le plus riche du Venezuela en raison de son pétrole, Maracaibo peut s'enorgueillir de quartiers modernes et rénovés (notamment les belles maisons aux couleurs vives de la Calle Carabobo) et aussi d'un centre historique intéressant.Ce qui peut frapper le visiteur venant de Colombie, ce sont les nombreux por puestos ou taxis collectifs qui sillonnent les rues de la ville : de grosses cylindrées américaines des années 1950aux carrosseries plus que défraîchies et bringuebalantes, aux sièges éventrés, aux tableaux de bord déglingués d'où pendent d'innombrables fils électriques. Contraste saisissant avec les taxis colombiens, tous jaunes , règlementés et en parfait état. L'infrastructure touristique de la Colombie a rendu sa visite aisée et agréable d'autant plus que les destinations intéressantes sont sécurisées. Le Vénézuela, hormis les côtes, s'avèrera un pays plus sauvage. Au demeurant, la République Bolivarienne du Vénézuela peut paraître plus digne d'intérêt.
Silvia est un pueblito colonial de 5000 habitants, à 2500 m d'altitude. Le mardi, jour de marché, les Amérindiens Guambianos descendent des montagnes avoisinantes pour vendre leurs fruits et légumes, leur artisanat et faire des emplettes. Ambiance garantie.
Avons eu quelque mal à trouver une table au resto qui jouxte la place.
A trois heures de bus de Cali, se rapprochant de la frontière équatorienne, Popayan, 240.000 habitants est une impressionnante ville coloniale avec des édifices aux façades de craie blanche.
Quittons Bogota pour Cali, situé dans la très fertile vallée del Cauca à une douzaine d'heures de bus. Réputé pour la salsa, Cali est la troisième ville noire d'Amérique latine après La Havane et Salvador de Bahia.
Nous avons sillonné ses rues cosmopolites et animées, bavardé avec les Calinos qui se relaient sur les places de la ville, logé à San Antonio, le vieux centre colonial.
Une ravissante petite ville coloniale de 10.000 habitants à environ 5 heures de route de Villa de Leyva en passant par San Gil.
D'un charme incomparable avec ses rues pavées en pente, son parc principal ombragé et doté d'une essence d'arbre tropical qui exhale de temps à autre ses effluves odoriférants.
Villa de Leyva, 8000 habitants, se trouve à 5 heures de bus au nord-ouest de Bogota.C'est l'une des plus anciennes et des plus belles villes coloniales du pays avec une place centrale de 14.000 m2, des rues pavées et de vieilles demeures de type espagnol avec jardins intérieurs.
Bogota, adossée à la cordillère des Andes, 2600m d'altitude, est la troisième capitale la plus haute d'Amérique du Sud après La Paz et Quito. Il y fait plutôt frais au mois de janvier
J'ai beaucoup aimé la fondation Botero qui abrite sur deux étages les peintures et sculptures du grand artiste colombien Fernando Botero ainsi que de nombreuses œuvres de Chagall, Dali, Degas,Max Ernst, Miro, Monet, Picasso, Renoir etc ;
la Candelaria, centre historique et colonial de la ville avec ses maisons de 300 ans restaurées avec soin et une profusion de petits hôtels.
Dès 6h du matin les rues et les trottoirs de Phnom Penh sont encombrés. À côté de pousse-pousse souvent en stationnement, de vélos déglingués, de motos pétaradant, de tuk-tuk en maraude, de carrioles de toutes sortesessayant de se frayer un passage, sans égard pour les piétons, parfois des rescapés de guerre ( handicapés ou mutilés), on est surpris de voir circuler à foison de rutilantes et silencieuses Toyota Corolla ainsi que de luxueux 4x4 Lexus aux vitres fumées, le haut de gamme de Toyota.
À chacun selon ses moyens. Suprême pauvreté et choquante richesse !!!
Embouteillages, vie nocturne trépidante, trottoirs pris d'assaut, terrasses bondées d'une foule cosmopolite, marchés achalandés, avec plein de surprises agréables parfois insolites, défilé de moines en robe safran, balades de touristes en pousse-pousse, foisonnement de constructions nouvelles.
Phnom Penh est bien sorti de la guerre et de l'immobilisme.
Un panneau routier indique curieusement que Kompong Luong se situe entre 40 et 45 km de Pursat. En effet, quand le niveau de l'eau baisse en saison sèche, le village se déplace de quelques kilomètres.
Notre tuk tuk quitte la nationale 5 qui conduit à Phnom Penh et emprunte un chemin de terre ocre jusqu'à l'embarcadère du lac Tonlé Sap où attendent des petits bateaux à moteur ou à rames.
L'eau du lac est noirâtre et la navigation difficile à travers ce dédale de maisonnettes en bois. Rien ne manque pour la vie quotidienne : commissariat de police, bars, restos, église, station-service, épiceries, coiffeurs, écoles, médecins, infirmières.
La visite de ce grand village flottant de10.000 habitants, peuplé essentiellement de Vietnamiens, dure environ une heure.
Waoh ! Après une journée non stop de visite des temples à Angkor, je me promène gentiment dans le centre de Siem Reap. Interpellé par un rabatteur, je découvre des touristes les pieds plongés dans un bassin-aquarium rempli de petits poissons. Entourés d'un groupe de spectateurs, ils sursautent, s'exclament, rigolent.
J'apprends que les Garra Rufa n'ont pas de dents et qu'ils se nourrissent de peaux mortes par succion.
Je me débarrasse vite fait de mes chaussures et je confie mes pieds harassés aux poissons-docteurs pour un peeling naturel.
Dans une campagne calme et luxuriante, des milliers de crêpes sèchent au soleil le long de la route. C'est le Village des Spring Rolls qui regroupe les familles vivant de la fabrication de galettes de riz pour nems et rouleaux de printemps.
Sous un hangar au bord de la rivière Sangker, des myriades et des myriades de mini poissons débarrassés de leurs têtes et de leurs arêtes marinent dans des bacs, enrobés de riz et de sel, avant de devenir au bout de quelques mois une pâte très prisée, dite fromage cambodgien.
De grands récipients en bois recueillent de la saumure pour la fabrication de sauce poissons.
Des petits poissons sont étalés au soleil sur des nattes posées au sol.
Des paquets de poissons séchés et fumés attendent les acheteurs. Le tout exhale une odeur fétide.
Un étalage de rats vidés, nettoyés, s'offre ouverts au soleil. La viande de rat est un mets délicat au Cambodge. Pas ceux des villes qui mangent des ordures mais ceux des champs élevés en plein air et nourris au riz. Bien que ce soit une viande pas chère, certains habitants de Phnom Penh se disent écoeurés par cette pratique qu'ils trouvent ragoûtante. « C'était sous Pol Pot ! »
De nombreuses familles, installées côte à côte dans leurs petites maisons, vivent de la fabrication de nouilles. La pâte passe par une machine et ressort en filaments. Plongés dans de l'eau froide, ces filaments sont ensuite enroulés en petits paquets, rangés dans des feuilles de bananier et stockés dans des paniers d'osier.
Sur un petit marché, des tortues de terre, certaines vivantes, d'autres prêtes à la cuisson, attendent les amateurs.
Bangkok. Mercredi 13 janvier 7h du matin (heure locale).
Je n'oublierai jamais ce jour où je transitais par l'aéroport international de Bangkok à destination du Cambodge. De la salle d'embarquement D1, j'appris sur CNN qu'un earthquake de magnitude 7 venait de frapper Port-au-Prince et que le bilan serait lourd. Aucune image n'était encore diffusée.
Cette information me consterna. Le vol vers Phnom Penh sembla durer une éternité. Arrivé à l'hôtel, je me précipitai sur TV5 et Internet. Les mauvaises nouvelles commencèrent à affluer. La découverte de ce petit pays d'Asie du Sud-est était terriblement assombrie.
Je fus assez rapidement fixé sur le sort de mes amis et des membres de la famille vivant à Port-au-Prince. Des listes de victimes circulèrent peu après sur Internet, à l'usage de la diaspora haïtienne.
Par la suite, TV5 annonça que Petit-Goâve et Léogane avaient été sérieusement touchés. C'est grâce à heritagekonpa, radio et magazine on line, adresse ci-dessous, que j'ai pu obtenir ces images et des informations très ponctuelles sur la situation en Haïti. La mairie de Petit-Goâve, détruite par le séisme, fut à l'origine la résidence de mon grand-père paternel (Papy Théo dans mon livre LE FLAMBOYANT). C'est à sa mort en 1925 que la maison fut cédée à la commune et devint l'Hôtel de Ville. Nombre d'événements et de scènes du FLAMBOYANT se déroulèrent dans l'église Notre Dame également effondrée. C'est donc des pans entiers de mon enfance qui ont aussi disparu le 12 janvier 2010.
Papy, mon grand-père maternel, se plaisait à dire qu'une minute suffisait pour changer une situation. Le tremblement de terre a duré juste une minute.
Araignées, blattes, cafards d'eau, criquets, mygales, sauterelles sont des mets de choix au Cambodge et constituent pour la population une source supplémentaire de protéines, de vitamines et de sels minéraux.
Ces insectes grillés, présentés à côté de brochettes de serpents, font la joie des promeneurs du soir sur les rives du Tonlé Sap à Phnom Penh.
Libraires et particuliers peuvent aussi envoyer leurs commandes par mail (service.commercial@manuscrit.com), par fax (0148075010) et leurs règlements par courrier avec le nom de l'auteur et le titre de l'ouvrage à cette adresse :
Editions Le Manuscrit
20, rue des Petits Champs
75002 PARIS
- Dans les autres librairies en ligne : chapitre.com, amazon.fr, alapage.com etc...
« Guillaume Lelièvre termina son énième remplacement dans un lycée de l'est parisien. L'Education Nationale ne fit jamais de lui un prof d'espagnol titulaire. Il ne le désira pas. Il préféra tantôt travailler à la pige pour un hebdomadaire, tantôt accompagner un groupe de voyageurs en Equateur, au Pérou, en Bolivie ou au Brésil, mandaté par un tour-opérateur. Ou, à des périodes moins fastes, pointer tout bonnement à l'A.N.P.E.
La vie commune avec Constance devint une galère pour cet Auvergnat de quarante ans, brun, râblé, petits yeux rieurs. Il ne parvenait plus à tolérer les invectives d'une compagne très casanière qui refusait de quitter sa Normandie natale. On raconte que son plus long voyage a été le Mont Saint Michel.
Constance traitait Guillaume d'individu instable, dépourvu d'ambition. Il reconnaissait que ses dents de devant ne traînaient pas par terre. Sa seule ambition est de pouvoir mener son existence comme il l'entend : loin des contraintes, évitant la monotonie… »
- Est-ce normal qu'une mère soit obligée de se séparer de ses enfants une fois devenus grands, le plus souvent sans espoir aucun de les revoir, est-ce normal ? gémit sa mère qui écoutait la conversation tout en préparant du grio dans la cuisine. Et elle poursuit, d'une voix meurtrie : neuf fois sur dix, nos enfants, une fois diplômés, restent dans le pays d'accueil. Ils ne reviennent que pour les funérailles des parents. On nous a appris à être fières de les voir partir étudier à l'étranger, pour réussir plus tard dans la vie. Pour ma part, je préfèrerais les avoir autour de moi, tous ici. Que j'aimerais créer l'association des mères à qui l'on a ainsi arraché les enfants.
- Maman, maman, tu as mille fois raison. Mais ne te mets pas dans des états pareils si tu ne veux pas que ta tension monte. Les choses s'arrangeront ici et je fais le serment que nous pourrons tous bientôt vivre dignement ensemble dans notre beau pays.
Le jeune homme se lève et rejoint sa mère qui vient de se retirer dans la cuisine, presque en sanglots. Il l'entoure de ses bras et la serre tendrement et longuement contre lui.
Mario Blaise, 59 ans, Eaubonnais depuis 35 ans et originaire d'Haïti, "citoyen du monde", est parti à la recherche de ses origines. Il publie Le Flamboyant, récit de sa petite enfance en Haïti, quête des origines et témoignage sur la vie à Haïti dans les années 1950.
"On n'écrit pas pour faire prendre de l'air à des mots difficiles, jamais employés, dit Mario Blaise. Mais pour se faire comprendre et transmettre ce que l'on ne veut pas perdre. Et être simple, pour cela, c'est suffisant." Et c'est ainsi, tout simplement, qu'il a écrit son premier livre.
Son fils, né en France, lui a demandé de raconter son enfance en Haïti. Ainsi Le Flamboyant est-il paru. C'est l'histoire d'une famille aisée vivant à Petit-Goâve ( à 60 km de Port-au-Prince) entre 1947 et 1955. C'est le récit des années de jeunesse de Pascal (le narrateur), de la vie quotidienne à Petit-Goâve dans le contexte culturel, sociologique et historique d'Haïti. Tout cela se passe avant la dictature de Duvalier et l'aggravation de la situation économique, quand le pays, bien que pauvre, connaissait encore une vie sociale. L'expression " douceur de vivre" y avait encore un sens.
L'écriture de ce livre répond également à une motivation "existentielle" : "une fois libéré de mes occupations professionnelles, j'ai enfin pu consacrer du temps à répondre à toutes ces questions sur mes origines : qui suis-je, quelle est ma famille, où est-ce que je vis, quels sont mes amis, quelles sont mes racines, quels sont mes droits, etc ? Tout cela me préoccupait depuis longtemps. J'ai entamé un cheminement vers moi-même et vers mes racines, à travers l'histoire de ma famille et celle de mon pays, qui parfois se rencontrent."
Le résultat, c'est un récit plein de couleurs, vives comme les fleurs du flamboyant, cet arbre sous lequel se retrouvaient les copains dans la cour de l'école des Frères, à Petit-Goâve. Un récit plein de fraîcheur et d'humour également. Un tableau, quelques tranches de vie de l'époque.
Parti tôt de son pays, Mario Blaise se dit aujourd'hui "partout comme chez lui". Il aime parcourir le monde, il "vit pour voir".
"Je me sens apaisé depuis que j'ai retrouvé mes origines, mais c'est vrai que mon "déracinement" fait que je me suis toujours senti à l'aise partout. Et puis, je ne suis pas à la retraite pour rester chez moi à épousseter les bibelots !"
Luckner Desvignes, un jeune étudiant haïtien, découvre la France des années 60 et porte un regard critique sur les réalités de son pays natal.
La dérive politique et économique compromet l'installation du jeune médecin à Port-au-Prince. C'est triste et amer qu'il consent à partir pour les Etats-Unis.
À travers l'histoire personnelle de Luckner Desvignes, celle de la violence et de la misère en Haïti, ce roman traite du problème universel de l'exil et parlera au cœur de tous les hommes.
Des routards d'horizons différents se rencontrent au cours d'un voyage dans le cône sud de l'Amérique, à travers l'Argentine, le Chili et l'Uruguay. Grâce à sa longue expérience des échappées lointaines, l'auteur imagine une relation forte entre ces personnages qui ne tardent pas à s'épancher et à s'interroger sur la quête de l'Ailleurs qui les anime. Tandis qu'il lève progressivement le voile sur des pans entiers de leur histoire personnelle, on les voit évoluer un peu dans leurs milieux respectifs avant d'entamer une découverte de l'Amérique centrale, du Guatemala au Panama.
Le Flamboyant a pour cadre Petit-Goâve, une petite ville de province, au sud de Port-au-Prince, dans les années 50, avant l'arrivée des Duvalier. C'est l'histoire d'une amitié entre Pascal, Odilon, Mondon et les autres.
"Au moment où Moreno, au volant de Soulouque, marque un temps d'arrêt, au pied du mont Tapion, pour enclencher la première vitesse, je réalise que je sors à la fois de Petit-Goâve et de la Petite Enfance et je me demande avec anxiété si la porte du paradis n'est pas en train de me claquer au nez.."
Ce livre est un tableau qui reflète une tranche de vie, celle de Pascal, dans son contexte familial, culturel, sociologique et historique.
Un récit intimiste, écrit avec beaucoup d'humour et de fraîcheur, émaillé de nombreuses anecdotes.
*
Les Editions L'Harmattan
ont le plaisir de vous inviter à la signature du livre de
Mario BLAISE
LE FLAMBOYANT
Collection
" Graveurs de mémoire"
Mardi 17 septembre 2002 à 19 heures
à l'Espace Harmattan
21 bis, rue des Ecoles-75005 Paris - (Métro : Maubert-Mutualité.)
*
POUR HAÏTI
Association culturelle franco-haïtienne
Bulletin trimestriel no 42 Sept - Dec 2002
Quand tu ne sais plus où tu vas, demande-toi d'où tu viens» (proverbe africain).
Il est des livres qui arrivent à point nommé. Celui-ci en fait partie. En dehors du plaisir de la lecture, il rendra un grand service à tous les jeunes Haïtiens partis très tôt dans l'enfance, éventuellement adoptés par une famille étrangère, ou à l'adolescence, en leur permettant de découvrir leur pays natal. En effet, un certain nombre de ces compatriotes connaissent peu ou pas l'histoire d'Haïti, son mode de vie, ses us et coutumes. Pour certains, même, « notre monde» a commencé avec Duvalier !
Le Flamboyant relate la vie quotidienne à Petit-Goâve dans les années cinquante. Pour nous, adultes (et même« vieux », pour certains) c'était le temps de l'insouciance, le temps d'une pauvreté non acceptable, certes, mais non violente. L'assassinat d'un instituteur, d'un avocat, d'un homme politique, d'un humble père de famille qui revêtait encore, alors, un caractère d'une barbarie épouvantable est devenu, pour des raisons inavouées ou non encore élucidées, un acte banal pour ne pas dire courant. Mario Blaise décrit, d'une plume légère et amusée, cette époque heureuse, pré-apocalyptique.
Il lui a fallu pour cela réaliser un long voyage en lui-même pour nous rapporter toute la fraîcheur de ses dix ans. Il aurait pu dire, avec Camus, «je vivais alors».
Avec des mots simples, colorés, évocateurs ; des phrases courtes, belles, bien balancées ; un style à la Daudet, il évoque pour nous la beauté des lieux, la saveur des fruits, la majesté des arbres, la clémence et la douceur de la mer.
Home sweet home
La demeure familiale devient un personnage. Elle a les bras grands ouverts pour accueillir les ébats des gossesinfatigables lors de vacances inoubliables.
Pour la fête nationale, dans des salles immenses, au plafond haut, dont certaines sont réservées à l'achat du café et à son stockage, les autorités venues de la capitale rencontrent celles de la ville. C'est là que se prend le verre de l'amitié et que les politiques achèvent, dans la bonhomie, leurs palabres sur les dernières nominations.
La vie quotidienne à Petit-Goâve, c'est l'animation dès le petit matin. Les enfants vont à l'école, toutes classes sociales confondues. Les meilleurs amis ne sont pas obligatoirement les plus fortunés. Un vélo devient « une grosse affaire»! Quelle joie de se griser de vitesse, de partager « cette monture qui rayonne au soleil» avec les amis les plus proches. Un rêve se concrétise : on se sent prince; que dis-je, roi. La vie est riche de promesses.
Puis survient un drame familial : un divorce. Quel malheur à l'époque !
Le temps passe et la douleur s'atténue, surtout quand la mère est là, que l'on passe de longs moments près d'elle, et qu'on la trouve belle.
C'est dans ces trésors d'expériences heureuses que l'enfant d'hier devenu adulte puise toute la chaleur de l'amitié que l'on accorde aux copains.
Ceux-ci ont répondu à l'appel. Tous, oupresque, étaient là, lors de la présentation du livre chez l'Harmattan, venus des quatre coins de France ou du Canada. Ceux qui n'avaient pu faire le déplacement s'en étaient excusés. Merci mon cher Mario de nous avoir fait rencontrer tes parents, tes amis et nos amis communs.
Merci de nous avoir permis, par la magie de ta prose à la petite musique mutine, de retourner aux sources de notre enfance heureuse.
Biographie
Je suis né en 1943 à Port-au-Prince, Haïti et je vis en France depuis l'âge de vingt et un ans.
Après des études supérieures de gestion à Paris, j'ai travaillé en qualité de cadre comptable puis j'ai dirigé une PME pendant les quinze dernières années de ma vie professionnelle.
Passionné par l’Économie du Développement, je sillonne avec gourmandise les routes du monde depuis plus de trente ans, pour voir, comprendre et m’informer.
De formation gréco-latine, j'ai toujours eu un certain goût pour la lecture et l'écriture.
Bibliographie
- Le Flamboyant : Editions L'Harmattan Paris 2002.
ISBN : 2-7475-2725-5. 208 pages
- Les Tribulations d'un Haïtien de la diaspora :
Editions Dauphin Noir Paris 2005.
ISBN : 2-915607-03-06. 157 pages. Non disponible
- Désir d'Ailleurs-Chroniques de Voyage : Editions Le Manuscrit Paris 2007
ISBN : 978-2-304-00026-9. 257 pages
- Les Tribulations d'un Haïtien de la diaspora (Version revue et actualisée) Roman historique.
Editions Le Manuscrit Paris 2008
ISBN : 978-2-304-00672-8. 227 pages
Pourquoi ce blog ?
-Pour vous aider à mieux connaître mes livres.
-Pour présenter des photos d'Ailleurs et échanger avec vous des idées.
Bonne navigation à tous !