Tananarive. Quartier d'Andralanitra.
21 septembre 2008. Un immense hangar abrite plus d'un millier de personnes endimanchées venues comme d'habitude assister à la messe dominicale du Père Pedro. Elles sont assises en rang, les enfants se tiennent à l'avant, parfois sur des nattes. Les plus grands s'occupent des plus petits avec beaucoup de tendresse. Sur l'estrade, le père Pedro avec sa barbe blanche et deux autres prêtres. Juste à côté, un orchestre. À l'arrière, les chœurs. La messe est entrecoupée de chants et de danses remarquablement coordonnés. De vieilles grand-mères, décomplexées, valsent en solo, le visage rayonnant de bonheur. La majorité silencieuse effectue des mouvements d'ensemble rythmés et parfaitement synchronisés. Les fidèles paraissent transfigurés et littéralement fascinés par cette atmosphère de grande communion.
Après la messe, j'ai discuté un peu avec des habitants de ce village construit sur les collines de Tananarive par le Père Pedro. Certains m'ouvrirent les portes de leur maison.
Pedro OPEKA naît en 1948 à Buenos Aires d'une famille slovène. Arrivé comme missionnaire à Madagascar en 1972, il fonda avec des amis malgaches en 1989 l'association AKAMASOA (Les Bons Amis).
Akamasoa s'occupe de la réinsertion économique et sociale de personnes en détresse en les accueillant dans ses villages pourvus d'écoles, de lycées, de crèches et de dispensaires, en créant des emplois dans le bâtiment, dans les carrières, dans l'artisanat, dans les ateliers de menuiserie, de mécanique, en scolarisant les enfants des rues. |