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  <title>Ailleurs et Autrement</title>
  <description>Ailleurs et Autrement</description>
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   <title>Ce jour-là : vue sur la vallée d’Ambositra (Madagascar)</title>
   <description><![CDATA[ Les terres fertiles d'Ambositra, consacr&eacute;es aux cultures vivri&egrave;res, ne sont jamais en jach&egrave;re. Cette grosse bourgade respire la d&eacute;tente, le charme, la gentillesse.
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   <link>http://marioblaise.blog.mongenie.com/index/p/2008/12/741129</link>
   <author>marioblaise</author>
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  <pubDate>Wed, 10 Dec 2008 11:32:46 +0100</pubDate>
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   <title>Ce jour-là : à la découverte des hautes maisons aux balcons de bois d’Ambositra</title>
   <description><![CDATA[ Le charme surann&eacute; de&nbsp;hautes maisons aux balcons de bois contribue &agrave; donner un vrai&nbsp;caract&egrave;re &agrave; Ambositra,&nbsp;ce&nbsp; village paysan de 30.000 habitants. ]]></description>
   <link>http://marioblaise.blog.mongenie.com/index/p/2008/12/741121</link>
   <author>marioblaise</author>
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  <pubDate>Wed, 10 Dec 2008 11:09:47 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>Ce jour-là : promenade dans les rues d’Ambositra (Madagascar)</title>
   <description><![CDATA[ &Agrave; environ 250 km au sud de Tananarive, ne pas rater Ambositra&nbsp;ou&nbsp;ville des z&eacute;bus castr&eacute;s. C'est un paisible village b&acirc;ti sur une colline &agrave; 1350 m d'altitude. Il est r&eacute;put&eacute; pour&nbsp;le travail du bois,&nbsp;la marqueterie et la&nbsp;fabrication de toaka gazy, rhum local, &agrave; partir de la canne &agrave; sucre.
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   <link>http://marioblaise.blog.mongenie.com/index/p/2008/12/741113</link>
   <author>marioblaise</author>
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  <pubDate>Wed, 10 Dec 2008 10:42:18 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>Ce jour-là à l’île Sainte-Marie (Nosy Boraha) Madagascar</title>
   <description><![CDATA[ &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Septembre 2008. En d&eacute;pit des signes encore visibles du cyclone qui&nbsp; a s&eacute;vi il y a quelques mois &ndash;&nbsp; cocotiers d&eacute;racin&eacute;s, girofliers saccag&eacute;s- Sainte-Marie demeure un vaste jardin tropical. 

&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; De mon bungalow fabriqu&eacute; en mat&eacute;riaux locaux, murs en falafa, toit en feuilles de ravenala (arbre du voyageur) j'observe ce matin&nbsp;la vie locale&nbsp;: deux hommes exhibent un barracuda dans une bassine. Ils le proposent d'une maison &agrave; l'autre&nbsp;; une jeune femme, drap&eacute;e dans son par&eacute;o de coton ( le lambahoany), tente de vendre ses poules&nbsp;tandis qu'une autre, en tenue semblable, porte en &eacute;quilibre sur la t&ecirc;te un amoncellement multicolore de chapeaux. Un taxi-brousse surcharg&eacute; fait la navette avec la &laquo;&nbsp;capitale&nbsp;&raquo;&nbsp;: Ambodifotatra et son passage en musique&nbsp;couvre de temps &agrave; autre le ressac de l'oc&eacute;an indien. Au large, le spectacle des baleines et des baleineaux&nbsp;effectuant leur migration depuis les mers du sud.&nbsp;

&nbsp;&nbsp; &nbsp;L'&icirc;le est rustique, sauvage et les Saint-Mariens d'une gentillesse exquise.

&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
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   <link>http://marioblaise.blog.mongenie.com/index/p/2008/12/738809</link>
   <author>marioblaise</author>
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  <pubDate>Fri, 05 Dec 2008 19:07:49 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>Ce jour-là à Tananarive : la messe du Père Pedro</title>
   <description><![CDATA[ &nbsp;&nbsp;&nbsp; Tananarive. Quartier d'Andralanitra. 

21 septembre 2008. Un immense hangar abrite plus d'un millier de personnes endimanch&eacute;es venues comme d'habitude assister &agrave; la messe dominicale du P&egrave;re Pedro. Elles sont assises en rang, les enfants se tiennent &agrave; l'avant, parfois&nbsp;sur des nattes. Les plus grands s'occupent des plus petits avec beaucoup de tendresse. Sur l'estrade, le p&egrave;re Pedro avec&nbsp;sa barbe blanche&nbsp;et deux autres pr&ecirc;tres. Juste &agrave; c&ocirc;t&eacute;, un orchestre. &Agrave; l'arri&egrave;re, les ch&oelig;urs. La messe est entrecoup&eacute;e de chants et de danses remarquablement coordonn&eacute;s. De vieilles grand-m&egrave;res, d&eacute;complex&eacute;es, valsent en solo, le visage rayonnant de bonheur. La majorit&eacute; silencieuse effectue des mouvements d'ensemble rythm&eacute;s et parfaitement synchronis&eacute;s. Les fid&egrave;les paraissent transfigur&eacute;s et litt&eacute;ralement fascin&eacute;s par cette atmosph&egrave;re de grande&nbsp;communion. 

&nbsp;&nbsp; Apr&egrave;s la messe, j'ai discut&eacute; un peu&nbsp;avec des habitants de ce&nbsp;village construit&nbsp; sur les collines de Tananarive par le P&egrave;re Pedro.&nbsp;Certains m'ouvrirent les portes de leur maison.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 

&nbsp;&nbsp;&nbsp; Pedro OPEKA na&icirc;t&nbsp;en 1948 &agrave; Buenos Aires d'une famille slov&egrave;ne. Arriv&eacute; comme missionnaire &agrave; Madagascar en 1972, il fonda avec des amis malgaches en 1989&nbsp;l'association AKAMASOA (Les Bons Amis).

&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;Akamasoa&nbsp;s'occupe de&nbsp;la r&eacute;insertion &eacute;conomique et sociale&nbsp;de&nbsp; personnes en d&eacute;tresse en les accueillant dans ses villages&nbsp;pourvus d'&eacute;coles, de&nbsp;lyc&eacute;es, de&nbsp;cr&egrave;ches et de&nbsp;dispensaires, en cr&eacute;ant des emplois dans le b&acirc;timent, dans les carri&egrave;res, dans l'artisanat, dans les ateliers de&nbsp;menuiserie,&nbsp;de&nbsp;m&eacute;canique,&nbsp;en&nbsp;scolarisant les enfants des rues. 
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   <link>http://marioblaise.blog.mongenie.com/index/p/2008/11/735571</link>
   <author>marioblaise</author>
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  <pubDate>Fri, 28 Nov 2008 19:09:34 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>Ce jour-là à Tamatave (Madagascar) : quand les taxis-pousses harcèlent</title>
   <description><![CDATA[ &nbsp;&nbsp;&nbsp; Une arm&eacute;e de ch&ocirc;meurs, reconvertis en chauffeurs de pousses, maraudent dans les rues d&eacute;fonc&eacute;es de la ville.

&nbsp;&nbsp; &nbsp;Un vazaha, terme g&eacute;n&eacute;rique pour les &eacute;trangers dans la Grande &Icirc;le, d&eacute;barque d'un taxi-brousse. Les pousses le rep&egrave;rent illico. C'est une proie id&eacute;ale&nbsp;: il ne conna&icirc;t pas les tarifs, paie habituellement la course plus cher que le Malgache et de surcro&icirc;t n'exige pas que le conducteur coure ou fasse diligence.&nbsp;

&nbsp;&nbsp; Notre vazaha se met le plus naturellement du monde &agrave; faire rouler son sac jusqu'&agrave; l'h&ocirc;tel, d&eacute;j&agrave; r&eacute;serv&eacute;, &agrave; moins de 200 m&egrave;tres de l&agrave;. Il est vite encercl&eacute; par un bataillon de pousses qui lui coupent le chemin en se disputant le client. Des dizaines de mains tirant le bagage &agrave; hue et &agrave; dia.&nbsp; -&nbsp; Fais-moi travailler. Je n'ai rien fait depuis ce matin.&nbsp;

- Mais, je vais Chez Christophe, juste &agrave; c&ocirc;t&eacute;.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; -&nbsp; On ne te demande pas 10.000 Ariary mais seulement 2000.&nbsp;Si tu ne veux pas nous aider, tu n'as qu'&agrave; retourner chez toi.

&nbsp;&nbsp; Le pauvre touriste stoppe net, se f&acirc;che tout rouge jusqu'&agrave; ce que la temp&ecirc;te se calme. Les pousses finissent par s'&eacute;loigner, vocif&eacute;rant des insultes.
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   <link>http://marioblaise.blog.mongenie.com/index/p/2008/11/735038</link>
   <author>marioblaise</author>
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  <pubDate>Thu, 27 Nov 2008 17:46:57 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>Ce jour-là à Perth  (Australie occidentale)  .</title>
   <description><![CDATA[ &nbsp; &laquo;&nbsp;Il faisait 33 degr&eacute;s &agrave; Perth ce dimanche-l&agrave; quand il sauta au volant de sa Holden pour se rendre &agrave; Fremantle, la ville portuaire. Chris aurait pr&eacute;f&eacute;r&eacute; prendre la moto car Freo, comme la d&eacute;signent ses habitants, &eacute;tait envahie de promeneurs et satur&eacute;e de voitures. Mais il avait promis &agrave; sa m&egrave;re de l'accompagner au march&eacute; couvert pour de volumineuses courses. Les yeux rouges de fatigue, sous le coup d'un d&eacute;calage horaire d'une quinzaine d'heures et apr&egrave;s une nuit dans le quartier de Northbridge &agrave; faire fr&eacute;mir un parterre de passionn&eacute;s de musique &eacute;lectronique, il fit un d&eacute;tour par Cottesloe, une plage somptueuse et s'assit sur un banc, au bord de l'Oc&eacute;an Indien. Il &eacute;prouvait un imp&eacute;rieux besoin de venir en ces lieux pour se recueillir et voyager &agrave; l'int&eacute;rieur de lui-m&ecirc;me. C'&eacute;tait toujours &agrave; cet endroit pr&eacute;cis et immanquablement &agrave; chacun de ses retours au Down Under, qu'il se laissait assaillir par les m&ecirc;mes souvenirs de famille. L'insouciance, l'immunit&eacute; m&ecirc;me que lui procurait l'Ailleurs avaient fait long feu. Il n'&eacute;tait plus un autre, il s'&eacute;tait retrouv&eacute;...&nbsp;&raquo;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;

&nbsp;&nbsp; &nbsp;Roberto Sanchez posa un instant le livre. La lecture de D&eacute;sir d'Ailleurs lui avait inocul&eacute; une nouvelle faim, celle de d&eacute;couvrir Perth et toute l'Australie Occidentale. 
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   <link>http://marioblaise.blog.mongenie.com/index/p/2008/09/693535</link>
   <author>marioblaise</author>
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  <pubDate>Sun, 14 Sep 2008 09:34:07 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Ce jour-là à Coober Pedy, capitale mondiale de l’opale.</title>
   <description><![CDATA[ &nbsp;&nbsp;&nbsp; Une ambiance particuli&egrave;re plane dans ce petit village de l'outback australien habit&eacute; en grande partie par des mineurs de nationalit&eacute;s tr&egrave;s diverses. Le lieu est hostile, avec plus de 50&deg;C les jours d'&eacute;t&eacute; et des nuits extr&ecirc;mement froides l'hiver. D'o&ugrave; l'usage d'habitations troglodytiques.&nbsp;&nbsp;

&nbsp; &nbsp; Les gens s'installent &agrave; Coober Pedy pour chercher fortune dans l'opale. Et le petit cimeti&egrave;re accueille des jeunes mineurs malchanceux qui semblaient faire peu de cas de leurs vies. &#278;pitaphes et panneaux illustrent l'humour et le c&ocirc;t&eacute; je-m'en-foutiste de la population&nbsp;: 

&laquo;&nbsp;Have a drink on me&nbsp;! ( Buvez &agrave; ma sant&eacute;&nbsp;!) Sur la tombe d'un jeune de trente ans. 

&nbsp;&nbsp;&nbsp; Et plus loin, pour enfoncer le clou devant la rigoureuse s&eacute;cheresse du sol&nbsp;: 

Golf, keep off the grass&nbsp;! (Golf, ne marchez pas sur la pelouse&nbsp;!)&nbsp;&nbsp;

&nbsp;&nbsp;&nbsp; Plus d'une douzaine de films ont &eacute;t&eacute; tourn&eacute;s dans cette localit&eacute; de trois mille habitants dont Stark et Mad Max 3.
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   <link>http://marioblaise.blog.mongenie.com/index/p/2008/08/684582</link>
   <author>marioblaise</author>
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  <pubDate>Tue, 26 Aug 2008 18:49:19 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Ce jour-là : dans un pub de Tennant Creek ( Australie, Territoire du Nord )</title>
   <description><![CDATA[ &nbsp;&nbsp;&nbsp; Roberto &agrave; un Aussie attabl&eacute; &agrave; c&ocirc;t&eacute; de lui&nbsp;: &laquo;&nbsp;Je suis indign&eacute; par le spectacle de ces hordes d'Aborig&egrave;nes&nbsp; pieds nus, hirsutes, sous l'emprise de l'alcool&nbsp;qui d&eacute;ferlent en guenilles sur la Stuart Highway. J'ignorais que votre pays traitait ainsi ses minorit&eacute;s.&nbsp;&raquo;&nbsp;

&nbsp;&nbsp;&nbsp; L'Australien posa calmement son verre de bi&egrave;re et postillonna&nbsp;: &laquo;J'habite Ad&eacute;laide et, contrairement &agrave; beaucoup de mes compatriotes, je ne suis pas du tout fier de la politique men&eacute;e envers les Aborig&egrave;nes. Chass&eacute;s des terres ancestrales, incarc&eacute;r&eacute;s, d&eacute;cim&eacute;s, ils ne repr&eacute;sentent plus que 2% de la population totale contre 30% dans le Territoire du Nord. Le coup de gr&acirc;ce&nbsp;a &eacute;t&eacute; donn&eacute; en 1996 par le gouvernement&nbsp; conservateur de John Howard qui limita les droits fonciers du peuple aborig&egrave;ne. &raquo; 

&nbsp;
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   <link>http://marioblaise.blog.mongenie.com/index/p/2008/08/681503</link>
   <author>marioblaise</author>
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  <pubDate>Tue, 19 Aug 2008 17:05:02 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Ce jour-là : dans les environs de Queenstown</title>
   <description><![CDATA[ Cher Tom,

La Nouvelle Z&eacute;lande est &laquo;&nbsp;un monde en miniature&nbsp;&raquo;. Apr&egrave;s les plateaux volcaniques, les vignobles et les p&acirc;turages de l'&icirc;le du Nord, me voici dans l'&icirc;le du Sud, d&eacute;couvrant des paysages &eacute;poustouflants&nbsp;: for&ecirc;ts vierges, glaciers spectaculaires, fjords enivrants.&nbsp; J'assiste&nbsp;&agrave; une v&eacute;ritable f&ecirc;te de la Nature qui semble conna&icirc;tre, comme les mourants, &laquo;&nbsp;le mieux de la fin&nbsp;&raquo;. Je me balade sur des plages immacul&eacute;es.&nbsp;Je c&ocirc;toie des albatros, des cormorans, des pingouins, des phoques, des lions de mer et des otaries &agrave; fourrure. Je mange tr&egrave;s souvent japonais et adore la pavlova,&nbsp;la m&eacute;ringue locale.&nbsp;En esp&eacute;rant que tu recevras cette carte postale assez rapidement.

Pens&eacute;es&nbsp;affectueuses&nbsp;&nbsp;

&nbsp; &nbsp;Roberto
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   <link>http://marioblaise.blog.mongenie.com/index/p/2008/08/674012</link>
   <author>marioblaise</author>
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  <pubDate>Mon, 04 Aug 2008 12:00:01 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Ce jour-là en Nouvelle Zélande : Napier, la capitale mondiale de l’Art Déco, attire les foules.</title>
   <description><![CDATA[ &nbsp;&nbsp;&nbsp; Nous sommes le vendredi&nbsp;3 f&eacute;vrier 2006. Il est 10h30 am. L'esplanade de Napier grouille de monde. Les cloches des &eacute;glises carillonnent, les tirs de canon r&eacute;sonnent, des avions sillonnent le ciel, certains Kiwis rev&ecirc;tent les costumes des ann&eacute;es 1930. Pri&egrave;res, discours. Helen Clark, la Premier ministre travailliste, a fait le d&eacute;placement et est&nbsp;arriv&eacute;e en toute simplicit&eacute;, accompagn&eacute;e par la maire de la ville.

&nbsp;&nbsp;&nbsp; Il y a exactement 75 ans, un violent tremblement de terre, suivi d'un incendie, d&eacute;truisit la plupart des vieux immeubles en briques de Napier et provoqua la mort de 258 personnes. Le programme de reconstruction donna rapidement naissance &agrave; l'un des meilleurs exemples de ville Art D&eacute;co au monde.&nbsp;

&nbsp;&nbsp;&nbsp; C'est pour maintenir dans les c&oelig;urs et les esprits le souvenir de la catastrophe du 3 f&eacute;vrier 1931 qu'a lieu &agrave; Napier la c&eacute;r&eacute;monie du 75e anniversaire.&nbsp;N'importe quel anonyme pouvait, s'il le d&eacute;sirait, approcher librement Mrs Clark, lui parler et m&ecirc;me partager une photo. Elle conversait alors avec s&eacute;r&eacute;nit&eacute; et&hellip; beaucoup de courtoisie.
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   <link>http://marioblaise.blog.mongenie.com/index/p/2008/07/660496</link>
   <author>marioblaise</author>
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  <pubDate>Sat, 05 Jul 2008 15:29:56 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Ce jour-là :  de Auckland, capitale économique de la Nouvelle Zélande, à Rotorua, ville maorie.</title>
   <description><![CDATA[ &nbsp;&nbsp;&nbsp; Roberto Sanchez&nbsp; est d'avis que l'Inde est antinomique &agrave; la Nouvelle Z&eacute;lande, appel&eacute;e en Maori Aotearoa, le pays du long nuage blanc. Les 350 habitants au km2 du sous-continent indien, le manque d'hygi&egrave;ne, la pollution de l'air, la d&eacute;forestation, les d&eacute;chets de plastique, le manque d'eau contrastent en effet avec une densit&eacute; moyenne de 15 habitants voire 6 seulement dans l'&icirc;le du sud et avec les choix &eacute;cologiques faits par ce pays de 4 millions de personnes, divis&eacute; en deux &icirc;les principales et grand comme la moiti&eacute; de la France.&nbsp;

&nbsp;&nbsp;&nbsp; D'abord s&eacute;duit par le confort et la fonctionnalit&eacute; des auberges de jeunesse n&eacute;o-z&eacute;landaises, attir&eacute; par l'aspect cosmopolite de Auckland, la City of Sails, la ville des bateaux, notre ami grimpe aujourd'hui dans un bus pour backpackers qui le conduit &agrave; Rotorua. L'odeur des geysers, les sources d'eau chaude, la forte pr&eacute;sence maorie lui confirment qu'il est bien &laquo;&nbsp;ailleurs&nbsp;&raquo;. Apr&egrave;s une balade sur les rives du lac Rotorua, il visite l'Institut des Arts Maoris, exp&eacute;rimente le Hangi, nourriture typique maorie, ( viande, poissons et l&eacute;gumes cuits sous terre, l&agrave; o&ugrave; c'est chaud) et assiste &agrave; son premier concert de Haka, popularis&eacute; par les All Blacks.&nbsp;

&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 



&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
 ]]></description>
   <link>http://marioblaise.blog.mongenie.com/index/p/2008/06/654905</link>
   <author>marioblaise</author>
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  <pubDate>Tue, 24 Jun 2008 18:55:26 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Ce jour-là : dans les transports en commun indiens.</title>
   <description><![CDATA[ &nbsp;&nbsp;&nbsp; Il avait jur&eacute; de fouler aux pieds les r&egrave;gles les plus &eacute;l&eacute;mentaires de politesse et de jouer des coudes, comme tous les Indiens, pour grimper dans son bus. Pourtant, c'est le troisi&egrave;me qui lui passe sous le nez.

&nbsp;&nbsp; Certains habitu&eacute;s ont des techniques tr&egrave;s &eacute;prouv&eacute;es qui coiffent les plus d&eacute;gourdis au poteau&nbsp;: ils vont &agrave; la rencontre du v&eacute;hicule avant que celui-ci n'arrive au terminus&nbsp;; ils se propulsent &agrave; l'int&eacute;rieur d&egrave;s qu'il amorce un ralentissement ou r&eacute;servent leur place du dehors en lan&ccedil;ant un objet par la fen&ecirc;tre.&nbsp;

&nbsp;&nbsp; &nbsp;Roberto parvient enfin &agrave; s'emparer d'un si&egrave;ge et un tout dernier, juste &agrave; c&ocirc;t&eacute; de lui est &agrave; la port&eacute;e d'un jeune couple indien. L'homme saisit le b&eacute;b&eacute; des bras de sa m&egrave;re et occupe aussit&ocirc;t la place, laissant sa femme debout pendant toute la dur&eacute;e du parcours. Il a sans doute us&eacute; de ses pr&eacute;rogatives de m&acirc;le dans la soci&eacute;t&eacute; indienne&nbsp;? &Agrave; moins qu'il ne voul&ucirc;t pas que sa femme s'ass&icirc;t &agrave; c&ocirc;t&eacute; d'un autre homme&nbsp;que lui ?&nbsp;

&nbsp;&nbsp;&nbsp; Dans l'apr&egrave;s-midi, un jeune touriste occidental, sans doute mal inform&eacute;, se fait conspuer et chasser &agrave; coups de pieds d'un compartiment de train r&eacute;serv&eacute; aux ladies. Il s'y &eacute;tait introduit car tous les autres wagons &eacute;taient inaccessibles. 

&nbsp;&nbsp;&nbsp; Est-ce parce que la femme indienne est d&eacute;consid&eacute;r&eacute;e et brim&eacute;e qu'elle d&eacute;fend aussi &acirc;prement un de ses derniers pr&eacute;-carr&eacute;s&nbsp;? Une pr&eacute;sence masculine dans un sanctuaire de femmes a sans doute &eacute;t&eacute; consid&eacute;r&eacute;e comme une profanation&nbsp;?
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   <link>http://marioblaise.blog.mongenie.com/index/p/2008/06/647815</link>
   <author>marioblaise</author>
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  <pubDate>Thu, 12 Jun 2008 10:29:34 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Ce jour-là à Kalimpong, district de Darjeeling.</title>
   <description><![CDATA[ Namaste&nbsp;!

&nbsp;&nbsp;&nbsp; L'Inde, la plus grande d&eacute;mocratie au monde, a des probl&egrave;mes avec ses communaut&eacute;s et ses s&eacute;paratistes. Le grand bazar que constitue le centre-ville de Kalimpong est infernal ce mercredi 9 avril 2008. Des dizaines de jeeps regorgeant de passagers et de colis marquent le pas alors qu'un aussi grand nombre, de guerre lasse, est gar&eacute; aux bords de sordides venelles, moteurs &eacute;teints. Le principal carrefour de la ville est pris d'assaut par d'importantes brigades de police militaire comme &agrave; chaque fois que les mouvements s&eacute;paratistes font une d&eacute;monstration de force. Les Gorthas, ethnie originaire du N&eacute;pal et majoritaire dans la r&eacute;gion, r&eacute;clament avec v&eacute;h&eacute;mence la cr&eacute;ation d'un nouvel &eacute;tat ind&eacute;pendant du Bengale Occidental, avec Darjeeling, Kalimpong, Siliguri, Kurseon&hellip;Des milliers d'hommes et de femmes d&eacute;filent en rangs dans les rues de Kalimpong &agrave; partir du si&egrave;ge du puissant Gurtha National Liberation Front (GNLF) aux cris de&nbsp;:

&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;We want Gorthaland
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Leur passage entra&icirc;ne la fermeture des commerces et la paralysie totale du trafic interurbain. La foule, impressionnante, vocif&egrave;re ses revendications tout en progressant librement alors que les rassemblements, de plus en plus fr&eacute;quents, perturbent la vie locale. Un avis de gr&egrave;ve g&eacute;n&eacute;rale fera d'ailleurs de Kalimpong une ville morte pendant les vingt-quatre heures &agrave; venir. De nombreux seatings sont pr&eacute;vus dans tous les quartiers. Ce qui fait la joie des &eacute;coliers qui,&nbsp;&agrave; chaque fois, transforment&nbsp;les rues en terrains de foot et de cricket.

&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;Le gouvernement central indien&nbsp;fait la sourde oreille. Il&nbsp;a accord&eacute; d&egrave;s 1988 une relative autonomie &agrave; la r&eacute;gion de Darjeeling mais elle semble insuffisante.
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   <link>http://marioblaise.blog.mongenie.com/index/p/2008/06/643915</link>
   <author>marioblaise</author>
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  <pubDate>Thu, 05 Jun 2008 14:50:44 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Ce jour-là à Varanasi (Bénarès) : la déesse Saraswati en offrande au Gange.</title>
   <description><![CDATA[ &nbsp;&nbsp;&nbsp; Un cyclo-pousse entour&eacute; d'une dizaine de coll&eacute;giens d&eacute;boule en musique dans la rue qui m&egrave;ne au gath principal de B&eacute;nar&egrave;s, muni d'un haut-parleur crachant des chants religieux. De temps en temps, les jeunes gens font une pause, l&egrave;vent les bras en direction du ciel et scandent en ch&oelig;ur&nbsp;: &laquo;God is law, Dieu est la loi.&raquo; Au niveau de la l&eacute;gendaire file de mendiants assis des deux c&ocirc;t&eacute;s de la rampe qui conduit au gath, la petite troupe s'arr&ecirc;te pour r&eacute;gler la course et continue ensuite le chemin&nbsp;portant&nbsp;une c&eacute;l&egrave;bre passag&egrave;re sur les &eacute;paules.&nbsp;

&nbsp;&nbsp;&nbsp; Suit un groupe d'&eacute;tudiants, accompagn&eacute; d'un professeur. Il d&eacute;ambule la m&ecirc;me rue avec autant d'all&eacute;gresse et autant d'enthousiasme, portant &eacute;galement une statue d'environ un m&egrave;tre cinquante, faite de glaise et de fines tiges de bambou. Ils d&eacute;bitent les m&ecirc;mes pri&egrave;res de d&eacute;votion &agrave; Dieu. 

&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Sur la rive sacr&eacute;e du Gange, ils installent leurs statues sur des barques&nbsp;et s'&eacute;loignent au milieu du fleuve. Les gesticulations recommencent. Ils poussent des cris de joie, se prennent en photos et finalement jettent la d&eacute;esse Saraswati par dessus bord en jubilant de satisfaction.&nbsp;&nbsp;

&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La tradition hindouiste veut que la d&eacute;esse de la culture, de la musique et de la sagesse soit f&ecirc;t&eacute;e tous les ans pendant deux jours. La seconde journ&eacute;e a lieu la Puja, pri&egrave;re, au Gange. Les bateliers sont alors tr&egrave;s sollicit&eacute;s et &agrave; la surface du fleuve flottent ce jour-l&agrave; des dizaines de statues color&eacute;es au milieu d'une profusion de guirlandes de fleurs.
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   <link>http://marioblaise.blog.mongenie.com/index/p/2008/05/639085</link>
   <author>marioblaise</author>
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  <pubDate>Tue, 27 May 2008 10:04:12 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Une nuit bien agitée à Kolkata ( Calcutta )</title>
   <description><![CDATA[ &nbsp;&nbsp;&nbsp;Il tombait de si grosses gouttes que le ciel semblait se d&eacute;coller. Tandis que des coups de klaxon ponctuaient r&eacute;guli&egrave;rement la nuit, le moteur d'une voiture s'&eacute;tait noy&eacute; et son conducteur insistait pour le remettre en route. D'une petite rue jouxtant l'h&ocirc;tel montaient des vocif&eacute;rations, des m&eacute;lop&eacute;es, des disputes, des conversations &agrave; distance entrecoup&eacute;es de rejets sonores de crachats, de sortes de brefs petits coups de trompettes traduisant la mani&egrave;re qu'ont les Indiens de se &nbsp;moucher dans le vide. Les croassements d'une colonie de charognards rivalisaient avec les aboiements et les cris de douleur d'une multitude de chiens s'&eacute;tripant dans d'&acirc;pres combats. Ces chiens sont souvent consid&eacute;r&eacute;s comme des symboles de r&eacute;incarnations d'humains bannis. Pour parfaire le tableau, les rideaux de fer des rez-de-chauss&eacute;e des immeubles voisins d&eacute;chiraient sans vergogne les rares moments de silence toutes les fois que les commer&ccedil;ants entraient ou sortaient de chez eux. &Agrave; 5h 30 du matin, le muezzin entra dans la danse pour appeler &agrave; la pri&egrave;re.&nbsp;

&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le vacarme fut si assourdissant et si perturbant qu'il plongea Roberto Sanchez dans une profonde angoisse. Allong&eacute; sur son sommier de planches recouvert d'un matelas de capoc, il commen&ccedil;a &agrave; appr&eacute;hender de devoir arpenter les rues surpeupl&eacute;es, crasseuses et pollu&eacute;es de Kolkata. Il redouta ses trottoirs d&eacute;fonc&eacute;s, envahis par des mendigots et des petits vendeurs agressifs. Il souhaita &eacute;viter les moments o&ugrave; il faudra &eacute;conduire des rabatteurs tenaces parce que n&eacute;cessiteux, des chauffeurs de taxi et de pousses qui l'accosteraient sauvagement toutes les cinq minutes, des enfants-cireurs-de-chaussures qui lui donneraient mauvaise conscience. Il ne se sentit pas le courage d'affronter les suppliques d'une armada de jeunes femmes portant des nourrissons d&eacute;nutris. Il crut &ecirc;tre revenu au moyen-&acirc;ge.

&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Comme nombre de voyageurs en Inde, il se demanda ce qu'il faisait dans cet enfer et il aspira &agrave; en partir rapidement d'autant plus que la grippe aviaire faisait depuis quelques jours la une du Times of India. L'&eacute;pid&eacute;mie &eacute;tait aux portes de Calcutta et le gouvernement local venait d'interdire l'entr&eacute;e des poulets et des &oelig;ufs dans la ville. L'inqui&eacute;tude grandissait chez notre ami. C'&eacute;tait l'impasse.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 

&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Pourtant, au fil des jours, Kolkata et ses habitants se r&eacute;v&eacute;l&egrave;rent tr&egrave;s attachants et&nbsp;ce fut pour Roberto&nbsp; une exp&eacute;rience&nbsp; &agrave; la fois poignante et exaltante.

&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
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   <link>http://marioblaise.blog.mongenie.com/index/p/2008/05/633971</link>
   <author>marioblaise</author>
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  <pubDate>Sat, 17 May 2008 23:02:19 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Ce jour-là à Bodhgaya (Inde) : le 3e festival annuel de chants boudhiques.</title>
   <description><![CDATA[ &nbsp;&nbsp;&nbsp; Plus d'un millier de moines asiatiques sont r&eacute;unis sous un chapiteau. Drap&eacute;s dans leurs &eacute;paisses robes jaunes, ocres, safran ou bordeaux, cr&acirc;nes ras&eacute;s ou cheveux tr&egrave;s courts, ils attendent la distribution du repas. C'est le 3e festival annuel de chants boudhiques &agrave; Bodhgaya, le plus important lieu de p&egrave;lerinage boudhiste au monde.&nbsp;

&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;Non sans nonchalance, ils envahissent ensuite par petits groupes la rue qui conduit au magnifique temple de la Mahabodhi pour la c&eacute;r&eacute;monie du Puja. Ils prennent place &agrave; m&ecirc;me le sol, en rangs serr&eacute;s, sous l'Arbre Sacr&eacute; o&ugrave; lord Boudha aurait re&ccedil;u l'illumination, ouvrent leur manuel de pri&egrave;res r&eacute;dig&eacute; en pali, la langue du boudhisme, et s'oublient dans un chanting qui durera tout l'apr&egrave;s-midi. Le gong rythme les chants. Les haut-parleurs les amplifient et plongent moines et p&egrave;lerins dans un profond recueillement.&nbsp;

&nbsp;&nbsp; Pieds nus, mains jointes, bracelets porte-bonheur aux poignets, les visiteurs &eacute;gr&egrave;nent de longs chapelets en arpentant la promenade qui entoure le temple principal. Les plus fervents se mettent r&eacute;guli&egrave;rement &agrave; plat ventre, les bras en avant. Ils viennent de tous les pays d'Asie, rev&ecirc;tent des costumes tr&egrave;s diff&eacute;rents, du sarong blanc au saree de couleurs, du lungi au dhoti et &agrave; la tunique, du turban au bonnet. Les Tib&eacute;tains sont reconnaissables &agrave; leur moulin &agrave; pri&egrave;res. Ceux qui sont assis sous les immenses branches de l'Arbre Sacr&eacute; guettent les rares feuilles qui s'en d&eacute;tachent. De temps en temps arrivent des&nbsp;d&eacute;l&eacute;gations de pays voisins conduites par&nbsp;des moines. Elles portent avec d&eacute;votion une bande de tissu jaune de la couleur de la robe de Boudha. Certains p&egrave;lerins vaporisent l'air de parfum, d'autres br&ucirc;lent de l'encens. Les murs du temple sont orn&eacute;s de guirlandes de fleurs. Tous les recoins du parc sont envahis de visiteurs actifs qui prient en ch&oelig;ur ou qui se prosternent ostensiblement. Les arbres sont d&eacute;cor&eacute;s de petits drapeaux de toutes les couleurs.&nbsp;

&nbsp;&nbsp; &Agrave; la tomb&eacute;e de la nuit, les moines font la pause. Des milliers de petites ampoules multicolores illuminent les arbustes, les stuppas, les murs d'enceinte du parc et les p&egrave;lerins font br&ucirc;ler des centaines de petites bougies dans la p&eacute;nombre d'une salle de verre. Ce festival, organis&eacute; par la F&eacute;d&eacute;ration Internationale du Boudhisme,&nbsp;s'est tenu du 12 au 23 f&eacute;vrier 2008.&nbsp;
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   <link>http://marioblaise.blog.mongenie.com/index/p/2008/05/627906</link>
   <author>marioblaise</author>
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  <pubDate>Wed, 07 May 2008 09:13:07 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Ce jour-là à Gangtok, capitale du Sikkim</title>
   <description><![CDATA[ &nbsp;&nbsp;&nbsp; On r&eacute;p&egrave;te &agrave; l'envi que l'Inde est sale et qu'elle regorge de mendiants. L'&eacute;tat du Sikkim &eacute;chapperait-il &agrave; ces clich&eacute;s&nbsp;? Le parti au pouvoir, le Sikkim Democratic Front (SDF), passe pour un grand protecteur de l'environnement et le gouvernement central indien a beaucoup investi dans la r&eacute;gion pour contenir les vis&eacute;es du grand voisin chinois.

&nbsp;&nbsp; Un gong en cuivre retentit. Il annonce l'arriv&eacute;e d'un camion-poubelle. Toutes affaires cessantes, les habitants du quartier s'emparent des paniers, des seaux, des bo&icirc;tes de carton, des sacs de toile ou de paille contenant leurs ordures et les tendent aux pr&eacute;pos&eacute;s pour un premier tri s&eacute;lectif. Les &laquo;&nbsp;plastic bags&nbsp;&raquo; sont rares dans le pays du Khangchendzonga.&nbsp;

&nbsp;&nbsp; &Agrave; l'autre bout de la rue, un autre camion livre des bouteilles de gaz. Les clients, nombreux, les embarquent dans des taxis ou utilisent les services de porteurs &agrave; la mode tib&eacute;taine. Le charbon de bois n'est utilis&eacute; que dans les villages car le gouvernement local prot&egrave;ge la for&ecirc;t sikkimoise et tente de damer le pion au N&eacute;pal pour le trekk et le tourisme vert.
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   <link>http://marioblaise.blog.mongenie.com/index/p/2008/04/623998</link>
   <author>marioblaise</author>
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  <pubDate>Tue, 29 Apr 2008 15:56:35 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Ce jour-là à Darjeeling : les Tibétains protestent contre la répression chinoise.</title>
   <description><![CDATA[ &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Tashi delek&nbsp;!(Bonjour en tib&eacute;tain)

&nbsp;&nbsp;&nbsp; 

&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le drapeau international tib&eacute;tain &eacute;tait &agrave; nouveau &agrave; l'honneur sur la place Chowrasta de Darjeeling le 16 mars 2008 apr&egrave;s une s&eacute;rie de manifestations pacifiques &agrave; l'occasion du 49e anniversaire du&nbsp;massacre par les Chinois de plus de dix mille Tib&eacute;tains le 10 mars 1959 &agrave; Lhassa.

&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ce nouveau mouvement de protestation r&eacute;unissait des centaines de Tib&eacute;tains ulc&eacute;r&eacute;s contre la violence des&nbsp;r&eacute;pressions perp&eacute;tr&eacute;es &agrave; Lhassa par l'occupant chinois. Assis &agrave; m&ecirc;me le sol, une bougie &agrave; la main, les manifestants &eacute;grenaient avec ferveur des pri&egrave;res et des chants tib&eacute;tains. Ils se lev&egrave;rent ensuite, brandissant pancartes et banderoles condamnant la violence au Tibet et fustigeant le d&eacute;roulement des prochains jeux olympiques &agrave; P&eacute;kin. Ils mirent le feu &agrave; un mannequin en chiffon repr&eacute;sentant la Chine, se mass&egrave;rent autour de la flamme et, tour &agrave; tour, pi&eacute;tin&egrave;rent avec acharnement les d&eacute;bris de l'ennemi en criant&nbsp;: 

&nbsp;&nbsp;&nbsp; &laquo;&nbsp;What do we want&nbsp;? Freedom.

&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; What do we want&nbsp;? Justice.&nbsp;&raquo;&nbsp;&nbsp;

&nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp;Les photos de Gandhi et du Dalai Lama en t&ecirc;te du cort&egrave;ge, des dizaines de moines entam&egrave;rent une marche &agrave; travers la ville entra&icirc;nant un impressionnant groupe de femmes tib&eacute;taines en habit traditionnel, des &eacute;coli&egrave;res en uniforme, des jeunes, des vieux. Ils portaient des drapeaux tib&eacute;tains et des panneaux o&ugrave; l'on pouvait lire&nbsp;: 

&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;Free Tibet, Save Tibet, 

&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Tibet belongs to Tibetan, 

&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Stop violation in Tibet.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;

&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;Roberto Sanchez se joignit au cort&egrave;ge. Il sait ce que sont l'exil et la r&eacute;pression. Il compatit &agrave;&nbsp; la tristesse et &agrave; l'indignation du peuple tib&eacute;tain. 
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   <link>http://marioblaise.blog.mongenie.com/index/p/2008/04/621337</link>
   <author>marioblaise</author>
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  <pubDate>Thu, 24 Apr 2008 10:23:09 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Ce jour-là à Kolkata ( Calcutta ) : Brève rencontre avec un rickshaw-wallah</title>
   <description><![CDATA[ &nbsp;&nbsp;&nbsp; Un rickshaw rata son virage et continua &agrave; l'horizontale sa course effr&eacute;n&eacute;e sur une dizaine de m&egrave;tres. Son conducteur fut projet&eacute; &agrave; l'ext&eacute;rieur et sa t&ecirc;te heurta violemment le macadam. Un policier releva le rickshaw-wallah groggy et le tra&icirc;na n&eacute;gligemment au bord de da chauss&eacute;e. Il lui jeta ensuite sa bouteille d'eau rest&eacute;e dans la cabine. Des curieux se press&egrave;rent autour du v&eacute;hicule, plus soucieux d'&eacute;valuer les d&eacute;g&acirc;ts mat&eacute;riels que de porter assistance au chauffeur.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 

&nbsp;&nbsp; T&eacute;moin de la sc&egrave;ne, Roberto Sanchez en fut choqu&eacute;&nbsp;: l'accident&eacute; a &eacute;t&eacute; manipul&eacute; sans pr&eacute;caution&nbsp;; aucun secours n'a &eacute;t&eacute; r&eacute;clam&eacute;. Pourtant le choc fut d'une telle violence qu'un traumatisme cr&acirc;nien semblait in&eacute;vitable. Dans les heures qui suivraient, le pauvre homme pourrait bien s'enfoncer dans un coma profond. Mais que vaut en Inde la vie d'un rickshaw-wallah s'il est de surcro&icirc;t un intouchable&nbsp;?&nbsp; Roberto eut une pens&eacute;e pour la famille du chauffeur qui attendrait son retour ainsi que le maigre gain de la journ&eacute;e. Se for&ccedil;ant &agrave; relativiser, il se dit que le quotidien des rickshaw-pullers ou hommes-chevaux, est encore plus pr&eacute;caire, plus difficile et plus p&eacute;rilleux. Souvent pieds nus, par tous les temps, ils tirent carrioles et passagers &agrave; travers les rues encombr&eacute;es et parfois d&eacute;fonc&eacute;es de Calcutta. 

&nbsp;&nbsp;&nbsp;

&nbsp;&nbsp;&nbsp;
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   <link>http://marioblaise.blog.mongenie.com/index/p/2008/04/616422</link>
   <author>marioblaise</author>
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  <pubDate>Thu, 17 Apr 2008 10:38:35 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>BIENNALE DES AUTEURS EAUBONNAIS</title>
   <description><![CDATA[ &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;La Biennale des auteurs eaubonnais, organis&eacute;e par la ville d'Eaubonne, aura lieu le Samedi 31 mai 2008 de 14h &agrave; 17h30 &agrave; la M&eacute;diath&egrave;que Maurice Genevoix,

&nbsp;&nbsp;&nbsp;Place du 11 novembre 95600 EAUBONNE&nbsp;

&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;tel&nbsp;: 01 39 59&nbsp;06 44

&nbsp;&nbsp;&nbsp; Au cours de cette rencontre, je pr&eacute;senterai et d&eacute;dicacerai mes&nbsp;ouvrages... &Agrave; tr&egrave;s bient&ocirc;t

&nbsp;
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   <link>http://marioblaise.blog.mongenie.com/index/p/2008/04/616412</link>
   <author>marioblaise</author>
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  <pubDate>Thu, 17 Apr 2008 10:18:15 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Ce jour-là : la rançon</title>
   <description><![CDATA[ &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Le bus parcourait d'un rythme lent la sierra &eacute;quatorienne avec, &agrave; son bord, un petit groupe de touristes fran&ccedil;ais. Le guide-accompagnateur Roberto Sanchez interrompit subitement son discours d'informations et son visage se figea. Une trentaine d'Indiens venait de faire irruption sur la route, barrant le passage &agrave; l'aide d'un volumineux tronc d'arbre qu'ils manipulaient gr&acirc;ce &agrave; une poulie. Les hommes &eacute;taient mena&ccedil;ants, arm&eacute;s pour la plupart de gourdins. Un bon nombre d'entre eux &eacute;tait ivre.

&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le chauffeur coupa le moteur. Les indig&egrave;nes r&eacute;clamaient de l'argent, les &eacute;trangers ne cachaient pas leur indignation de se voir ainsi ran&ccedil;onn&eacute;s. La tension montait &agrave; l'int&eacute;rieur du car. M&ecirc;me les plus progressistes &eacute;taient offusqu&eacute;s de ce qu'ils consid&eacute;raient comme un racket.

&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Roberto prit alors le micro et conseilla d'obtemp&eacute;rer avant que les esprits ne s'&eacute;chauffent trop. Tout en condamnant l'agression, il entreprit de calmer le jeu en expliquant rapidement que l'obole, la d&icirc;me, le p&eacute;age ou le &laquo;toll&raquo; - peu importait le nom - qu'on les invitait &agrave; payer pouvait &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute; comme le droit de fouler la terre dont les Indiens avaient &eacute;t&eacute; spoli&eacute;s. Et cet imp&ocirc;t allait directement dans leurs poches et non dans celles d'un Etat corrompu et injuste.

&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Il remit une petite liasse de dollars au chef. Le tronc d'arbre fut enlev&eacute; aussit&ocirc;t et le car reprit sa route.

&nbsp;
 ]]></description>
   <link>http://marioblaise.blog.mongenie.com/index/p/2008/01/544456</link>
   <author>marioblaise</author>
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  <pubDate>Thu, 17 Jan 2008 19:22:11 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>La version revue et actualisée de LES TRIBULATIONS D’UN HAÏTIEN DE LA DIASPORA vient de paraître aux éditions Le Manuscrit</title>
   <description><![CDATA[ &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Pourquoi cette nouvelle publication ? 

&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Dauphin Noir, l'ancien &eacute;diteur, a cess&eacute; son activit&eacute;, le livre n'&eacute;tait plus diffus&eacute;. Avec du recul, l'id&eacute;e m'est venue de le retravailler, de le compl&eacute;ter, de m'adresser en m&ecirc;me temps &agrave; un plus large public. 

&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La nouvelle version est donc revue, un peu dans l'&eacute;criture du livre, beaucoup dans sa philosophie. 

&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Elle est actualis&eacute;e puisque les tribulations de Luckner Desvignes, loin de s'arr&ecirc;ter en 1991, englobe cette fois-ci les quinze derni&egrave;res ann&eacute;es de la vie politique ha&iuml;tienne, jusqu'au d&eacute;part &agrave; la retraite du h&eacute;ros.
 ]]></description>
   <link>http://marioblaise.blog.mongenie.com/index/p/2008/01/539636</link>
   <author>marioblaise</author>
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  <pubDate>Fri, 11 Jan 2008 13:59:16 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>Roberto Sanchez et les fêtes de fin d&#039;année</title>
   <description><![CDATA[ &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Quelle fr&eacute;n&eacute;sie! On se bouscule sur les march&eacute;s. On se pr&eacute;cipite dans les grands magasins. D&eacute;cor&eacute;s &agrave; souhait, ils ne d&eacute;semplissent pas, y compris les dimanches. Les f&ecirc;tes de fin d'ann&eacute;e approchent et les cartes de cr&eacute;dit commencent &agrave; chauffer.&nbsp;

&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Roberto Sanchez observe. On pourrait dire qu'il s'observe. Longtemps encore apr&egrave;s son arriv&eacute;e en France, il s'est laiss&eacute; captiver par cette ambiance hivernale qu'il trouvait chaleureuse, par cette profusion de richesses qui contrastait avec le tr&egrave;s sobre environnement de Sosua, son village natal du nord de la R&eacute;publique Dominicaine. Ce nouveau pays le fascinait et il se sentait m&ecirc;me le vent en poupe. C'&eacute;tait le temps des projets, celui des illusions.

&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Trente ans plus tard, notre ami se sent plut&ocirc;t seul dans la foule. Il ne se reconna&icirc;t pas dans ceux qu'il croise. Il ne mord pas aux m&ecirc;mes app&acirc;ts. Il ne c&egrave;de pas aux m&ecirc;mes sollicitations. Son monde &agrave; lui est surtout int&eacute;rieur. L'horizon lui para&icirc;t s&eacute;rieusement &eacute;troit. Apr&egrave;s de si longues ann&eacute;es sur place, il aurait pu lui arriver, &agrave; certains moments, d'oublier qu'il est &eacute;tranger au d&eacute;cor, de croire qu'il s'est coul&eacute; dans le moule si on ne lui demandait de temps &agrave; autre d'o&ugrave; il est.

&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; L'Ailleurs que Roberto avait rencontr&eacute; au tout d&eacute;but de son s&eacute;jour en France n'&eacute;tait plus un Ailleurs. Il s'&eacute;tait mu&eacute; en un Quotidien qui ne lui parlait pas suffisamment et qui par cons&eacute;quent lui demeurait &eacute;tranger par bien des aspects.&nbsp; 
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Roberto Sanchez comprend pourquoi les membres d'une m&ecirc;me diaspora aiment &agrave; se regrouper. Il comprend&nbsp; en un mot ce que c'est que l'Exil.  ]]></description>
   <link>http://marioblaise.blog.mongenie.com/index/p/2008/01/533314</link>
   <author>marioblaise</author>
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  <pubDate>Wed, 02 Jan 2008 17:51:07 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>Extrait long : Desir d&#039;Ailleurs-Chroniques de Voyage</title>
   <description><![CDATA[ - Je parie que tu viens d'Australie.

- Aussi certain que tu es qu&eacute;b&eacute;cois. Je t'ai entendu parler fran&ccedil;ais. Chris, de Perth.





- Jean-Yves, parisien depuis quelques ann&eacute;es.

&nbsp;&nbsp;&nbsp; Chris Dwan est un grand blond qu'on remarqua tout de suite dans le car qui conduisait de El Calafate &agrave; Puntas Banderas pour une balade en bateau sur le Lac Argentino. Il occupait deux si&egrave;ges &agrave; lui tout seul, le sien propre et un autre pour son mini sac &agrave; dos. Le menton dress&eacute; contre son interlocuteur, il paraissait s&ucirc;r de lui. Allure d&eacute;contract&eacute;e. Style baba cool. Un anneau &agrave; l'oreille gauche. Un homme jeune. On lui donnait trente-six ans. Ce qu'il confirma par la suite. Il avait une carrure impressionnante, les &eacute;paules encore plus larges que celles de Guillaume. Ses mains &eacute;paisses manipulaient un Ipod avec des gestes convulsifs. Il en sortait&nbsp; une musique qui redonnait en tout cas un peu d'expression &agrave; son regard plut&ocirc;t vide.

- Longtemps que vous &ecirc;tes sur les routes ?

- Plus d'un mois et nous embarquons bient&ocirc;t sur le Navimag.

- Vous aussi.

&nbsp;&nbsp;&nbsp; Chris interpella une fille assise quelques si&egrave;ges &agrave; l'avant : Angelina, il y a ici trois Fran&ccedil;ais pour le Navimag. Et il chuchota avec un l&eacute;ger sourire : elle est belge.

&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le paquebot, comble, se glissa sur un canal parsem&eacute; d'icebergs aux formes les plus bizarres et rev&ecirc;tant toutes les nuances de bleu. 

- Bonjour, je suis Angelina, de Bruxelles. On m'appelle couramment Angie. Je viens babeler avec vous. Il n'y a guerre beaucoup de francophones sur les routes. Vous allez prendre le Navimag, il para&icirc;t ?

- On embarque jeudi &agrave; 22h sur le Magallanes.

- Moi &eacute;galement. J'y assure pour la premi&egrave;re fois une vacation d'infirmi&egrave;re. J'appr&eacute;hende d'avoir le mal de mer alors que je serai charg&eacute;e de m'occuper de ceux qui ne se sentent pas bien.

- Sois optimiste. La navigation &agrave; travers les canaux de Patagonie est calme par beau temps. Sauf parfois la travers&eacute;e du Golfe de Penas. Je suis Guillaume. Voici Natacha et Jean-Yves.

- Partage avec nous ces empanadas ramen&eacute;es de El Calafate. Elles sont d&eacute;licieuses. Tout co&ucirc;te tr&egrave;s cher sur ce bateau.

- J'arrive sans doute trop tard, apr&egrave;s la distribution du go&ucirc;ter, lan&ccedil;a Chris, goguenard.

- No worries &nbsp;il y en a encore.

- Je ram&egrave;ne de la bi&egrave;re.

&nbsp;&nbsp;&nbsp; Et Chris se dirigea vers le bar.

&nbsp;&nbsp;&nbsp; De plus en plus d'icebergs. De plus en plus de vagues. Quelques imposants glaciers. Bleus. Grandioses. Trois fois plus &eacute;tendus que la ville de Buenos Aires. Des dizaines de m&egrave;tres de haut. Incroyable !





&nbsp;&nbsp;&nbsp; De retour vers 20h &agrave; El Calafate, les cinq compagnons prirent place dans un restaurant argentin que Angelina avait rep&eacute;r&eacute;. La viande est si bonne et si peu ch&egrave;re dans ce pays. Chris ne se s&eacute;para pas de son Ipod dont il expliqua le fonctionnement. D&eacute;sirant &ecirc;tre le seul artisan de sa vie, il tenait, confia-t-il, &agrave; assouvir ses deux passions : la musique et les voyages. Il devint DJ et prit l'habitude, depuis d&eacute;j&agrave; quelques ann&eacute;es, de regrouper cong&eacute;s et heures suppl&eacute;mentaires pour partir sur les routes du monde puisqu'il avait, disait-il, l'avantage d'&ecirc;tre bachelor, c&eacute;libataire.

&nbsp;&nbsp;&nbsp; Angelina est une jeune femme affable, attrayante, &eacute;lanc&eacute;e, bien proportionn&eacute;e. Cheveux noirs, tr&egrave;s tr&egrave;s courts avec une m&egrave;che grise sur le front qu'elle rel&egrave;ve sans cesse, elle portait un jean tr&egrave;s serr&eacute; qui faisait ressortir la courbe de ses cuisses. Quand elle enleva sa veste polaire et son &eacute;pais pull-over, c'&eacute;tait pour laisser voir un corsage garance ouvert jusqu'&agrave; la ligne des seins. Elle sentait bon, comme elle sentait bon !

- Apr&egrave;s avoir bien bourlingu&eacute;, mon r&ecirc;ve serait de vivre en Australie. Mon handicaps actuel c'est que je n'ai plus droit au visa Working-Holidays, Travail-Vacances, puisque je rentre dans ma trente et uni&egrave;me ann&eacute;e.

- Si tu devais y vivre un jour, ne viens surtout pas &agrave; Perth. On est isol&eacute;s de tout, coup&eacute;s du reste du monde. Quand tu es &agrave; Bruxelles, tu mets une heure pour aller &agrave; Paris. Tu as Londres &agrave; c&ocirc;t&eacute;, Amsterdam aussi. &Agrave; Perth, nous vivons avec nos frustrations. La capitale la plus proche doit &ecirc;tre &agrave; plus de trois mille kilom&egrave;tres. Nous vivons entre nous, dans un cocon. C'est malsain &agrave; la limite. Un de mes anc&ecirc;tres qui avait douze enfants y habitait d&eacute;j&agrave; en 1890. Il trompait sa solitude en taquinant le poisson au bord de la Swan river. 

- L'&eacute;loignement est un inconv&eacute;nient. Certes. Quoique&hellip;quoique&hellip; Perth est situ&eacute; dans un cadre naturel exceptionnel qui fait r&ecirc;ver

- Ce n'est pas Perth qui fait r&ecirc;ver. C'est l'Ailleurs, l'Ailleurs, mon petit.

- Je parie que nous sommes tous sur la m&ecirc;me longueur d'onde, intervint Jean-Yves, tous p&eacute;tris dans la m&ecirc;me argile. C'est ce d&eacute;sir de l'Ailleurs qui nous nourrit tous les cinq, qui aiguillonne nos vies et qui nous r&eacute;unit ce soir dans ce trou perdu.

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   <link>http://marioblaise.blog.mongenie.com/index/p/2007/12/522437</link>
   <author>marioblaise</author>
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  <pubDate>Sun, 16 Dec 2007 14:18:29 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>Extrait long : Les Tribulations d&#039;un Haïtien de la diaspora</title>
   <description><![CDATA[ &nbsp;



- Je me sens bien, content de te voir, content d'&ecirc;tre avec toi. Mais je m'aper&ccedil;ois que&nbsp; la vie fait parfois des embard&eacute;es. Elle nous r&eacute;serve m&ecirc;me beaucoup de surprises. Maman Mariette a certainement mal accept&eacute; ton d&eacute;part. Elle vit en Ha&iuml;ti avec les filles, toi en Afrique, Michel aux U.S.A, moi en France. C'est le grand &eacute;cart. Les familles ha&iuml;tiennes sont de plus en plus &eacute;clat&eacute;es, diss&eacute;min&eacute;es aux quatre coins du monde. Un mot qui est depuis peu d'usage courant dans notre pays et qui est aussi utilis&eacute; en cr&eacute;ole, c'est celui de diaspora. Les Ha&iuml;tiens de l'ext&eacute;rieur sont de plus en plus nombreux. Nous allons aussi devenir &eacute;trangers l'un &agrave; l'autre. Nous ne vivons plus les m&ecirc;mes choses au quotidien. Nous n'employons plus les m&ecirc;mes mots pour nous exprimer. Nous ne nous voyons plus. En ce qui concerne notre seule famille, qui peut dire quand nous serons &agrave; nouveau r&eacute;unis tous ensemble ?

- L'essentiel est sans nul doute que nous soyons encore en vie. J'ai une terrible nouvelle &agrave; t'annoncer, Luckner : dans le groupe des dix neuf officiers fusill&eacute;s pour conspiration la semaine derni&egrave;re &agrave; Port-au-Prince figure le fr&egrave;re a&icirc;n&eacute; de ton amie Virginie, celui qui faisait partie de la Garde Pr&eacute;sidentielle.

- Serge ! s'exclame Luckner. Ce n'est pas vrai. Ce doit &ecirc;tre la consternation dans la famille.

- C'est plus que la consternation. Et dans la m&ecirc;me veine, le p&egrave;re de Luckner poursuit : Comme un malheur arrive rarement seul, monsieur Dumelle a fait une crise cardiaque en apprenant la nouvelle de l'ex&eacute;cution de son fils.

- Il s'en est sorti, je pr&eacute;sume ?

- Les deux pieds devant, comme on dit. Il aurait certainement &eacute;t&eacute; sauv&eacute; s'il vivait &agrave; l'&eacute;tranger. Mais chez nous, les secours mettent un temps fou pour arriver. On ne parle plus que de ces morts en s&eacute;rie dans Port-au-Prince. Puis, apr&egrave;s une courte pause, le p&egrave;re de Luckner ajoute : Quand on pense que la famille Dumelle a cach&eacute; Le Nasilleur pendant des ann&eacute;es sous le r&eacute;gime pr&eacute;c&eacute;dent. Madame Dumelle vidait elle-m&ecirc;me nuit et jour les pots de chambre de Vava. Je ne suis pas &eacute;tonn&eacute; qu'il n'ait pas graci&eacute; Serge. Il consid&egrave;re la reconnaissance comme une l&acirc;chet&eacute;.

&nbsp;&nbsp;&nbsp; Luckner est abasourdi. Il reste tout pantois, livide.

- R&eacute;agis, fiston. Je suis d&eacute;sol&eacute; de t'assaillir avec cette avalanche de mauvaises nouvelles. J'ai retard&eacute; au maximum le moment de t'en informer. 

- Je r&eacute;agis, papa, &agrave; ma fa&ccedil;on. Je suis K.-O. Je pense &agrave; Virginie qui devait voyager bient&ocirc;t, &agrave; Man Cicine, sa m&egrave;re. Que vont-elles devenir ? Courent-elles un quelconque danger ?

- Je ne pense pas qu'elles risquent quoi que ce soit. C'est le double choc psychologique qu'elles doivent encaisser.

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   <link>http://marioblaise.blog.mongenie.com/index/p/2007/12/522436</link>
   <author>marioblaise</author>
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  <pubDate>Sun, 16 Dec 2007 14:11:15 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>Extrait long : Le Flamboyant</title>
   <description><![CDATA[ Il pleut ce samedi matin. Une de ces pluies diluviennes qui tombent rarement en cette saison. Le march&eacute; est forc&eacute;ment d&eacute;sert puisqu'il a lieu pratiquement en plein air. A la rue Saint Paul, on a, malgr&eacute; tout, le paysage habituel : Une caravane de boeufs monte &agrave; Port-au-Prince. J'entends dire qu'ils viennent du Sud du pays, plus pr&eacute;cis&eacute;ment de Port Salut et de Charbonniers. Ces huit boeufs sont accompagn&eacute;s par trois personnes qu'on appelle des maroul&eacute;s. Le voyage dure plusieurs jours. Les maroul&eacute;s dorment au bord de la route avec les b&ecirc;tes et gagnent chacun deux dollars par animal conduit &agrave; bon port.

A la rue Lamarre, il n'y a vraiment personne. Seules les rigoles d&eacute;versent en abondance ce torrent d'eau et de boue qui passe sous les ponts, en direction de la mer, et qu'on appelle : lavalas. Les chantiers navals marchent &agrave; fond. En effet, avec du papier journal que nous conservons soigneusement pour cet usage, nous construisons, &agrave; tour de bras, des bateaux, des petits, des moyens, des grands. Et nous les mettons &agrave; l'eau par flotte de six &agrave; sept, le bateau-amiral en t&ecirc;te. M&ecirc;me notre plus petite soeur, Flore, est embauch&eacute;e pour l'op&eacute;ration de l&acirc;chage. Et nous essayons de les suivre dans leur cheminement. Parfois m&ecirc;me, nous les accompagnons jusqu'&agrave; l'entr&eacute;e des Casernes, en sautant d'une galerie &agrave; l'autre. Odilon, ses grandes soeurs Armelle et Fr&eacute;da, font souvent de m&ecirc;me en aval ou se contentent de contr&ocirc;ler le d&eacute;roulement des op&eacute;rations sur leur galerie.

En attendant le beau temps, revigor&eacute;s par notre commune entreprise, nous nous racontons des histoires sans queue ni t&ecirc;te. Je n'arr&ecirc;te pas de parler. Nous jouons &agrave; "Ti ciseaux dor&eacute;s, lait caill&eacute; p&eacute;t&eacute;, p&eacute;t&eacute; senti, pouf." Je suis le ma&icirc;tre de jeu, je m'arrange pour que le "pouf" tombe sur une des petites qui proteste quand le lui dis d'arr&ecirc;ter de faire des pets. Je leur raconte l'histoire des trois fr&egrave;res qui sont devenus riches : le premier est m&eacute;decin, le second pharmacien et le troisi&egrave;me entrepreneur de pompes fun&egrave;bres. Je parle de cet &eacute;nergum&egrave;ne qui, assis, couch&eacute;, &agrave; plat ventre, sur le dos, lit, &agrave; la lueur d'une lampe &eacute;teinte, un journal non imprim&eacute;. Le point d'orgue c'est&nbsp; quand le me mets &agrave; chanter tarlatane : 

"Tarlatane, ou-m&ecirc;me qui en bas rade &ccedil;a ou ou&egrave; ? You ti grand moune diol rose bab noi, toi qui es sous les robes, que vois-tu ? Une petite vieille &agrave; la bouche rose et &agrave; la barbe noire."...
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   <link>http://marioblaise.blog.mongenie.com/index/p/2007/12/522420</link>
   <author>marioblaise</author>
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  <pubDate>Sun, 16 Dec 2007 13:19:57 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>Un petit détail pratique : comment se procurer mes livres ?</title>
   <description><![CDATA[ &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - L'Harmattan : 16, rue des Ecoles

&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; 75005 PARIS

&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Tel : 01 40 46 79 11

&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; ouvert de 10h &agrave; 12h30 et de 13h30 &agrave; 19h

&nbsp;

&nbsp;EN LIGNE : PAIEMENT SECURISE.&nbsp; Cliquer sur le lien&nbsp;&nbsp;&nbsp;

&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;- L'Harmattan :&nbsp;&nbsp;http://www.harmattan.fr&nbsp;: rechercher Le Flamboyant&nbsp;

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&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - Manuscrit&nbsp;: http://www.manuscrit.com/mySearch.aspx

&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Libraires et particuliers peuvent aussi envoyer leurs commandes par mail (service.commercial@manuscrit.com), par fax (0148075010) et leurs r&egrave;glements par courrier avec le nom de l'auteur et le&nbsp;titre de l'ouvrage&nbsp;&agrave; cette adresse :

&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;Editions Le Manuscrit

&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 20, rue des Petits Champs

&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;75002 PARIS

&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 

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AUPRES DES LIBRAIRES TRADITIONNELS

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   <link>http://marioblaise.blog.mongenie.com/index/p/2007/12/520145</link>
   <author>marioblaise</author>
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  <pubDate>Thu, 13 Dec 2007 13:20:16 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>Extrait court : Désir d&#039;Ailleurs-Chroniques de Voyage.</title>
   <description><![CDATA[ &nbsp; &laquo; Guillaume Leli&egrave;vre termina son &eacute;ni&egrave;me remplacement dans un lyc&eacute;e de l'est parisien. L'Education Nationale ne fit jamais de lui un prof d'espagnol titulaire. Il ne le d&eacute;sira pas. Il pr&eacute;f&eacute;ra tant&ocirc;t travailler &agrave; la pige pour un hebdomadaire, tant&ocirc;t accompagner un groupe de voyageurs en Equateur, au P&eacute;rou, en Bolivie ou au Br&eacute;sil, mandat&eacute; par un tour-op&eacute;rateur. Ou, &agrave; des p&eacute;riodes moins fastes, pointer tout bonnement &agrave; l'A.N.P.E. 

&nbsp;&nbsp;&nbsp; La vie commune avec Constance devint une gal&egrave;re pour cet Auvergnat de quarante ans, brun, r&acirc;bl&eacute;, petits yeux rieurs. Il ne parvenait plus &agrave; tol&eacute;rer les invectives d'une compagne tr&egrave;s casani&egrave;re qui refusait de quitter sa Normandie natale. On raconte que son plus long voyage a &eacute;t&eacute; le Mont Saint Michel.

&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Constance traitait Guillaume d'individu instable, d&eacute;pourvu d'ambition. Il reconnaissait que ses dents de devant ne tra&icirc;naient pas par terre. Sa seule ambition est de pouvoir mener son existence comme il l'entend&nbsp;: loin des contraintes, &eacute;vitant la monotonie&hellip;&nbsp;&raquo;
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   <link>http://marioblaise.blog.mongenie.com/index/p/2007/12/520065</link>
   <author>marioblaise</author>
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  <pubDate>Thu, 13 Dec 2007 10:27:49 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>Extrait court : Les Tribulations d&#039;un Haïtien de la diaspora.</title>
   <description><![CDATA[ - Est-ce normal qu'une m&egrave;re soit oblig&eacute;e de se s&eacute;parer de ses enfants une fois devenus grands, le plus souvent sans espoir aucun de les revoir, est-ce normal ? g&eacute;mit sa m&egrave;re qui &eacute;coutait la conversation tout en pr&eacute;parant du grio dans la cuisine. Et elle poursuit, d'une voix meurtrie : neuf fois sur dix, nos enfants, une fois dipl&ocirc;m&eacute;s, restent dans le pays d'accueil. Ils ne reviennent que pour les fun&eacute;railles des parents. On nous a appris &agrave; &ecirc;tre fi&egrave;res de les voir partir &eacute;tudier &agrave; l'&eacute;tranger, pour r&eacute;ussir plus tard dans la vie. Pour ma part, je pr&eacute;f&egrave;rerais les avoir autour de moi, tous ici. Que j'aimerais cr&eacute;er l'association des m&egrave;res &agrave; qui l'on a ainsi arrach&eacute; les enfants.

- Maman, maman, tu as mille fois raison. Mais ne te mets pas dans des &eacute;tats pareils si tu ne veux pas que ta tension monte. Les choses s'arrangeront ici et je fais le serment que nous pourrons tous bient&ocirc;t vivre dignement ensemble dans notre beau pays.

Le jeune homme se l&egrave;ve et rejoint sa m&egrave;re qui vient de se retirer dans la cuisine, presque en sanglots. Il l'entoure de ses bras et la serre tendrement et longuement contre lui.
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   <link>http://marioblaise.blog.mongenie.com/index/p/2007/12/520028</link>
   <author>marioblaise</author>
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  <pubDate>Thu, 13 Dec 2007 09:30:31 +0100</pubDate>
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